02 Novembre 2002 : La Reconfirmation de ZAIKO à Liège

Après Zénith, Amsterdam et Bruxelles, où Zaïko a laissé son public sur sa soif, la salle de Liège, trop petite, n'a pas été à la hauteur de l' événement. Comme pour reconfirmer sa supériorité artistique, les gens ne cesaient de clamer : Zaïko eza eloko mosusu signifiant Zaïko c'est autre chose. Aujoud'hui, plus personne n'a des doutes sur le retour en force du Tout-choc Anti-choc Zaiko Langa Langa sur l'échiquier de la musique congolaise.

21h45: Arrivé des musiciens de Zaiko dans la salle

22h00: Les Cicérons et les Black Stars, un orchestre de la diaspora en Belgique, arrive et anime la salle en levée des rideaux jusqu'aux alentours de 01H00. Il faut noter que ces jeunes n'ont pas déçu dans leur prestation malgré la salle qui était encore presque vide.

23h00: Le public, ah ce public, commence à gagner place

00h45: Le Président Jossart ordonna que le spectacle commence. Il préferait satisfaire les mélomanes présents que d'attendre les rétardataires.

00h55: Les intrumentistes de Zaiko montent sur scène. C'est alors que retentit un son completement different du précédent. La salle se chauffe. Le Nguasuma était tellement fort que c'a entrainé l'entrée en masse du public. Comme d'habitude, ce sont les lasers qui ont commencé, sans le Président Jossart. Ils nous ont successivement joué : Nzete ya mbila, après, une rumba de Willy Bula qui devait sortir dans l'album poison, puis vint Ngolu suivie d'une choréographie des danseuses.

Notons la puissance de la musique a à un moment causé une défaillance des jeux de lumière pendant aumoins de 10 minutes.

Après une choréographie, le président Jossart fit son entrée, aclamé par son public, il entama Amando dans une salle déjà archicomble comme un oeuf.

La salle était tellement remplie qu'on avait des difficultés pour se rendre dans les toilettes. J'avais vite compris que le public avait une part des responsabilités dans le problème de ponctualité de nos spectacles. Zaïko nous a gaté avec les tubes comme Ambassy, Paiement Cash et Monica Business women. Les membres de générationS Zaïko Belgique supplieront le Président Jossart pour qu'on nous interprète LIKELEMBA, une des chansons de l'album Eurêka. Après beaucoup d'insistances vint, LIKELEMBA", le président avait fini pour ceder. Je vous assure que l'album "Eurêka" promet. La salle vibra d'une manière incroyable, même le président n'y croyait pas fort de ses yeux. LIKELEMBA a été cotée 10 sur 10 par le public. Puis vint Dédé sur Mesure sur demande toujours du public. Tout le monde était sur la piste de danse.

Le public de Liège, a surpris tout le monde avec ZEMBE. C'est comme s'il y avait des répétitions de danse, avant le concert.

06H30: Le concert prit fin. Il n'y avait pas seulement des Liègeois, mais aussi des gens venus de Verviers, de Bruxelles, de Namur, de Charleroi, de Mons, de France et de l'Allemagne qui ne savent pas encore quand Zaïko se produira chez eux. Avec ses qualités artistiques, Zaïko continue à drainer un monde fou. A chaque concert, les lasers nous surprennent avec des improvisations qui créent une chair de poule. Tel fut le cas du chanteur Strelli qui dans la chanson "Ngolu", improvisa ce passage du Feu Ntesa Dalienst, je cite: "Ba mpasi nionso pe tondimi e, niongo ya nani oyo todefa, tokokaka te pona kofuta, botika Ya Jossart asala, Nani'ango toboma" Toute la salle l'avait accompagné durant ce passage et il le repeta à deux reprises.

CONCLUSION

Le concert de Liège fut un concert de réconfirmation:

  • La réconfirmation du mariage de Zaïko avec son public
  • La réconfirmation du talent des Lasers
  • La réconfirmation de Ya Jossart comme le meilleur danseur que le Congo n'aie jamais connu
  • La réconfirmation du retour en force de Zaïko
  • .
Je ne doute en un seul instant que le prochain concert de Zaïko risque de se jouer à "guichet fermé". Zaïko est à son niveau maximum comme disent les bakongos: "Zaïko?, Mu niveau".

Le public quand à lui murmure et se pose ses questions:
  • Pourquoi le président Jossart ne veut-il pas nous faire vivre les chansons du nouveau repértoire?
  • Faut-il qu'on le lui demande?
  • Faut-il que nous continuons toujours avec ce qui a fait notre beau temps?
  • Quand est-ce que nous allons nous habituer avec les nouvelles chansons;
  • On ne les demande pas toutes mais ne fût-ce qu'une, à chaque concert.
  • Même sa nouvelle danse Ya ba chegué, ya ba new jack, le septième épisode de Zembe. Pourquoi ne la danser qu'à la dernière chanson?
  • Veut-il la populariser ou non?
  • Sait-il qu'il ya des copieurs qui la falsifieront avant même la sortie de "Eurêka"?
  • Sait-il que King Kester avait inventé "Tshaku Libondas" et à son arrivée au Zénith, la danse n'était plus en vogue?
Ces sont là des questions posées au président Jossart et nous pensons que le public a droit à une réponse. Un homme averti, en vaut...

Cala Boca, GénérationS Zaiko