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Vraiment nous ne dirons jamais assez: ELENGI YA ZAIKO SUKA TE. Ya Jossart et ses poulains nous l'ont prouvé à Amsterdam le 11/12/2002 et à Bruxelles le 12/10/2002.
L'ambiance était totale et le public ne peut que le confirmer. Zaïko est, actuellement, le meilleur orchestre car ce que nous avons vu est hors du commun.
Sincèrement je ne vois aucun orchestre monter ces genres de spectacles avec succès.
Prennons le cas de La Madeleine:
00H15: les musiciens de Zaïko montent au podium pour nous livrer une série de variétés sensationnelles comme si on ecoutait un CD.
01H30: Zacharie Bababaswe procède à la présentation des instrumentistes, un à un, sous les applaudissements du public.
C'est alors que les choses sérieuses commencent avec les chansons CROIS-MOI, VIYA et NZETE YA MBILA, interpretées avec brio par les lasers sans Yha Jossart.
02H30: Ya Nyoch est apparu, habillé en tenue simple, prêt pour l'action qu'il entamma avec la chanson AMBASSY.
Le repertoire continuera chronologiquement avec les chansons MONICA BUSINESS WOMAN, POISON, PA OKI, AMANDO, DANIEL, MOKILI ACHANGE, TSHIBAWU, ELO et enfin MOTI POLE-POLE.
Photo JP Kabesa, London
Dommage pour ceux qui, une fois de plus, n'ont pas pu assister à ce spectacle qui pour beaucoup était encore mieux que celui de Zénith.
Les mots ne pourront jamais décrire exactement l'ambiance vécue. La choréographie, les voix, les danses, en un mot le spectacle était si beau que tout le monde était sur la piste de danse.
Il n'y a pas eu des demi-chansons, comme disent les mauvaises langues.
- Les Lasers ont fait preuve de maturité et discipline artistique tout en suivant rithme imposant des instrumentistes, à qui j'octoie, sans embage, la mention des meilleurs du Congo
- Trocadéro, nous a complètement fait oublier Meridjo;
- Jean Louis et Montingia ont confirmé leurs valeurs, Jean Louis spécialement, car on connait déjà les talents de Montingia;
- Cele Mbonda, toujours égal à lui même
- Et que dire des autres guitarristes comme Jimmy Yaba, Ya Gégé Mangaya, Shango l'héritier de Zamuangana et Teddy Sukami, Petit poisson, Daniel "6.000 volts" et le dernier né Tshanda.
- Le synthétiseur Clément, l'homme aux doigts "non polués", le plus beau de tous les "synthés" du Congo, nous a aussi confirmé sa valeur.
- Aussi bravo aux annimateurs Nono et Doudou qui nous ont fait réculer 15 ans en arrière et Papy et Bidjana qui nous ont fait danser le présent.
Mais ce serait injuste ne pas mentionner le cas du doyen des "Atalaku", l'Empereur NONO MONZULUKU, qui, à part l'animation, manipule aussi les maracass d'une facon qui le rend immortel dans le coeur des Zaïkomen
- Il fallait être là quand Zaïko a interpreté la chanson "LIKAMBO YA NGAI NA PAPA" de l'OK JAZZ
- Un des moments forts de la soirée fût la montée sur scène du petit Lola Yogo, le fils de notre regretté DINDO YOGO, qui, accompagné par sa génération, les LASERS, ont chanté MOKILI ECHANGE.
C'est comme si Ya Yogo était résuscité. Ce petit, a du talent et danse mieux que son père. Il a convaincu plus d'un qu'il a une place dans Zaïko
Du début à la fin, le public n'a cessé de danser le "Zembe" sous toutes ses formes, avec les nouveaux pas qu'ils ont découvert sur place.
Et surtout que Ya Nioch n'a cessé d'épater comme pour prouver son titre de meilleur danseur que le Congo n'ait jamais connu.
06H30: Le concert prennait fin, laissant le public une fois de plus dans sa soif: ELENGI YA ZAIKO SUKA TE
CONCLUSION
- Ya Jossart a brillament réalisé sa promesse de réconcilier Zaiko et son public.
- Les LASERS ont fait preuve de beaucoup de talent et l'album "EUREKA" promet beaucoup.
- ZAÏKO a confirmé son come-back sur l'échiquier de la musique congolaise, africaine et mondiale
- Enfin, le public, satisfait et discipliné, a dansé du début à la fin du concert.
Le rendez-vous est donc pris au prochain spectacle. Gardez contact SVP
Cala Boca, GénérationS Zaiko
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