| La Renaissance de Zaiko Langa Langa au Zénith |
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Samedi 7 septembre 2002 restera gravé dans la mémoire de plusieurs auditeurs de la musique congolaise en particulier et africaine en général. 22 heures 20: Un autocar bourré des pancartes de Zaïko arrive devant la porte de Zénith. Ce n’était pas les musiciens mais les membres de GénérationS Zaïko de la Belgique. Les premiers à arriver sur place afin d’assister au concert de leur orchestre chéri. Peu après, quelques individus commencent à propager l’information selon laquelle le concert a été annulé pour des raisons organisationnelles. Mais, de l’extérieur, on pouvait écouter des vibrations musicales signifiant que l’orchestre était en train de chauffer les instruments pendant que la foule grandissait autour des portes, a la grande indifférence du personnel de Zénith. 00h10: Les portes s’ouvrent. Déjà dans la salle, le DJ de zénith jouait la musique de Papa Wemba en douceur. 01h20: Il n’y a pas encore plus de mil (1.000) personnes dans la salle quand une voix féminine surprend tout le monde en jouant du rap en play-back. Les gens s'impatientent. Après quatre chansons de la jeune fille, nous voilà revenu une fois de plus avec la musique de Papa Wemba et là, on pouvait déjà compter au moins, trois mil personnes, sans commentaire. 02h00: Le journaliste Zacharie Bababaswe, accompagné de son confrère Christian Lusakueno de la radio Pannick de Bruxelles, présentent les excuses des organisateurs et du groupe Zaïko pour le retard, annoncent que l’orchestre Zaïko est au complet et introduisent ensuite le spectacle que tous attendions. Le premier son qui retentit signifiait déjà qu’il y aura de la bonne musique car la qualité était impeccable et irréprochable. Tout le monde est stupéfait d’écouter le son de la musique religieuse interprétée par l’orchestre Zaïko Langa Langa. 02h15: C’est un changement total de fréquence car les données avaient complètement changé; un autre rythme de musique et les acteurs (musiciens) en mouvement. Et quand Zacharie annonçe l’entrée du Président Jossart, alors c’est le délire puisqu’on ne le voyait pas mais on entendait sa voix, chantant SOS MAYA dans les coulisses notamment Teka Zaïko, ozua mbongo mama ; Kumba DV et le public à l'unisson répliquera : Po na mbongo mama e. En ce moment exact, la salle ést déjà archicomble (donc plus place). Quelle fidélité ! Car cette chanson date de presque 20 ans. C'est à partir de cet instant que nous allons vivre du jamais vu ailleurs et sans polémique (un concert non-stop!!!!), d'une qualité artistique et sonore de très haut niveau (même s’il y avait quelques problèmes de micro au début). Zaïko nous a tout joué. Le répertoire était si riche que certains ont fait couler des larmes avec des chansons comme Mukaji, Videma, Paiment Cash, Proverbes, Sentiment Awa, Sandralina, Muvaro (ces trois dernières chantées en version Nippon Banzaï), Elo, Monica, Ngolu, Déde sur Mesure, Moti Pole Pole... Entre toutes ces chansons interprétées telles sur le disque, il y avait le spectacle des danseuses et des musiciens mais le tout parfaitement synchronisé et sans aucun stop. Il n' y a pas eu des temps morts. Pendant l’interprétation de Muvaro, Jossart, accompagné de Doudou Adoula, se dirigent vèrs Cele Mbonda, le batteur et dansent ensemble le vrai Zekete zekete des années 80, c’était du régal. Jossart repondit à la demande du public qui le reclammait en face d’eux. Chacun confirmait sans aucun doute que le Président Jossart était le meilleur danseur que le Congo n’ait jamais connu. Ensuite, viendra ELO, où le président fera chanter toute la salle, toute génération confondue, même si celle-ci date d’au moins 30 ans. Le point culminant du concert arrivera quand le Président Nyoka Longo invita tout le monde à mettre la main droite sur le coeur afin de chanter avec lui : Okamata loboko, osimba motema, obina choqué, molungé ekosila ... Elengi ya Zaïko suka te. Il le répéta au moins trois fois et le public répondra aussi trois fois ELENGI YA ZAIKO SUKA TE L’unique interruption eu lieu lorsqu’on procéda aux remises des cadeaux à Ya Jossart car ce jour signifiait également son 49 ème anniversaire. Ensuite il y a eu Dédé sur mesure et là aussi le public ne cessait d’accompagner le Laboureur dans Banani batiaki tembe na Zaïko na nga, ewolo Zaïko a bien enflammé le Zénith avec un spectacle géant qui restera longtemps encore dans la mémoire collective. Il a fait l’honneur de la musique congolaise et de ce fait a justifié son rang et son classement dans le patrimoine culturel congolais mais a aussi confirmé qu’il devient un patrimoine culturel continental. Zaïko était trop fort au Zénith (Sic !). King Kester Emeneya avait raison de dire que Zaïko au zénith signifiera la remise du compteur à zéro; entendez par là, le compte à rebours vient de commencer. 06h00: Le producteur demande que l'on arrête la musique mais le public refusera categoriquement à tel point que Ya Nyoch demandera l’autorisation de les satisfaire avec un dernier morceau. 06h15: Le spectacle finira effectivement avec une chanson choisie par un public resté sur sa soif !! Finie la recréation pour ceux qui ont tout fait pour que Zaïko ne puisse voyager ou se produire dans des salles prestigieuses ; Zaïko a confirmé son « come-back » et se doit de rester dans le hit parade de la musique congolaise pour sa diaspora. Cherchons maintenant à voir le future, tous, surtout les GénérationS Zaiko, sous un angle prometteur pour que nous puissions relever le défi qui nous attend. Ne dormons pas sur nos lauriers après cette victoire de Zénith si non.... A nos (soit-disant) détracteurs, nous leurs disons : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’être au Zénith doivent, à tout prix, ne pas manquer le prochain concert. Il nous semble que ça pourra être à Bruxelles (La Madeleine) ou à Paris (LSC). Un dernier fait spécial à signaler concerne la vente des billets pour ce concert dont la pré-vente était à 28 Euros. La Belgique avait même fait une promotion revenant à 50 Euros, le billet + le transport (A/R) dans un autocar de luxe. Le jour du concert, au zénith, le billet revenait à 30 Euros; une heure après le billet monta à 35 Euros et quand Zaïko commença le spectacle, le billet avait atteint le prix de 40 Euros mais malheureusement pour certaines personnes, il n’ y avait plus des billets. Ils ont dû rester à l’extérieur. Tous ceux qui sortaient du zénith, se disaient: |